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Besoin de pardon : et si votre colère nourrissait encore votre passé ?

Besoin de pardon

Et si votre colère nourrissait encore votre passé ?

Il y a des prises de conscience qui coupent le souffle. Celles qui déplacent le regard, et surtout le pouvoir. Lors d’un récent Cercle de Pardon, une question simple a provoqué un déclic collectif. Quelqu’un demandait : "De quoi je me nourris ?"  En retour, j’ai fait émerger une autre question : "Et vous, de quoi laissez-vous les autres se nourrir chez vous ? "


Quand la colère devient une ressource

Nous avons l’habitude de voir la rancune ou le ressentiment comme quelque chose que l’on subit. Un fardeau imposé par l’autre. Et si c’était plus subtil que cela ? Et si, sans le savoir, notre colère devenait une ressource énergétique dont l’autre continue de se nourrir ?

 

La haine, la rancœur, les griefs anciens créent des liens puissants. Des liens invisibles, mais terriblement efficaces. Inconsciemment, maintenir la colère, c’est maintenir l’autre vivant à l’intérieur de nous. C’est lui offrir un buffet à volonté d’attention, de pensées, d’énergie vitale.

Et pendant ce temps-là… nous nous épuisons. 

 

Du rôle de victime à celui d'acteur

La bascule se fait quand la question change de direction : « Comment est-ce que je laisse l’autre se nourrir de moi ? »

 

Il ne s’agit pas de se blâmer. Il s’agit de reconnaître qu’il existe peut-être, de notre côté, un robinet encore ouvert. Voir cela, c’est quitter la passivité. C’est comprendre que le lien toxique n’est pas seulement subi : il est, en partie, alimenté.

 

Le pardon comme acte de souveraineté

Dans la lignée d’Olivier Clerc, le pardon n’est pas une caution donnée à l’autre. C’est un acte profondément intime : la guérison de son propre cœur. Pardonner, ce n’est pas excuser. C’est décider de fermer le robinet. C’est cesser de se vider de sa substance pour alimenter un fantôme du passé.

 

Quand la colère n’est plus nourrie, le lien s’étiole. L’autre n’a plus de prise.

C’est un sevrage, oui. Mais un sevrage nécessaire pour retrouver son intégrité. 

 

Reprendre son énergie

Le véritable déclic survient quand on comprend ceci : Le pardon n’est pas un cadeau fait à l’autre. C’est un acte de survie pour soi-même.

 

L'invitation du jour

Regardez vos colères. Regardez vos vieux griefs. Et demandez-vous, avec honnêteté :

« Suis-je en train de les nourrir de ma propre vie ? »

Le pardon est la clé qui ferme la porte du garde-manger. C’est à cet instant que vous récupérez votre énergie pour, enfin, vous nourrir vous-même.

  

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